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Si le non l'emporte au référundum, pensez-vous que le Chef de l'Etat devra démissioner
Oui, il s'est trop engagé dans la campagne
Oui, il aurait déjà du demissioner
Peu importe
Non, le referundum n'est pas une question de politique intérieure
Non, en aucun cas



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Lundi 10 avril 2006

Comme pour la loi DADVSI, je me suis permis d'envoyer un email aux députés de la majorité parlementaire pour leur signifier mon désaccord sur la méthode de financement des nouveaux contrats aidés que M. De Villepin souhaite mettre en place.

En attendant une improbable réponse, voici le contenu de cet email:

Monsieur,


Je reprends contact avec vous aujourd’hui bien que mon email précédent concernant la loi DADVSI n’ai jamais connu de réponse de votre part. Belle conception de la démocratie…
Aujourd’hui, après la dure crise sur le CPE, notre Premier Ministre a annoncé des mesures en faveur des jeunes en difficultés. Ces mesures seront financées par une nouvelle taxe sur le tabac. Or, votre parti politique s’était engagé à respecter un moratoire de 4 ans sur le prix du tabac.
http://www.ump.assemblee-nationale.fr/article.php3?id_article=1974
Les députés de la majorité feront ils entendre cette voix au gouvernement ou bien préférez vous vous taire par solidarité quitte à bafouer des principes basiques de loyauté envers des électeurs certes moins nombreux que les étudiants mais sans doute beaucoup plus créateur de richesse que sont les buralistes.
Comme pour mon dernier e mail, son contenu sera publié, sauf demande expresse de votre part, sur mon blog que je vous invite à visiter :
http://quandjeseraispresident.over-blog.com/
 

Bien cordialement

 

Par Lionel - Publié dans : Actions
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Lundi 10 avril 2006

Voilà un moment que je ne m’étais pas exprimé mais là, je suis pris à la gorge. Quand j’entends les étudiants crier victoire à la suite du retrait du CPE, je ne sais plus quoi penser… Ils se réjouiront certainement des nouvelles mesurettes prises par un gouvernement qui ne gouverne plus. Mesures financées bien entendu par la rappetissante minorité de ceux qui paient des impôts !

Nous avons vécus en France ces derniers jours, la fin d’un régime. Les urnes ne gouvernent plus. C’est la rue qui s’en charge ! Ce déni de démocratie est une honte pour le « pays des droits de l’homme ». Il vaut mieux aujourd’hui descendre dans la rue que de mettre un bulletin dans l’urne. Nous pourrions résumer cette crise comme cela.

Aujourd’hui le Premier Ministre nous déclare mettre en œuvre encore une fois une aide pour l’emploi des jeunes. De quoi s’agit il ? Encore une fois d’emploi aidé. Bref on reprend une recette usée qui est très très loin d’avoir fait ses preuves, qui plus est encore une fois avec l’argent du contribuable. Ah non je précise : Une taxe sur le tabac sera mise en place. Je remets le gouvernement et le parlement devant leur responsabilité. En janvier 2004, dernière hausse du tabac, le gouvernement avaient promis aux buralistes un moratoire de 4 ans sur la hausse du tabac… (http://www.ump.assemblee-nationale.fr/article.php3?id_article=1974). Il est vrai qu’il y a moins de buralistes que d’étudiants en France et qui plus est, ils ont autre chose à faire que de manifester car ils doivent donner de l’emploi au pays !

Nous marchons sur la tête aussi bien au niveau des méthodes que des institutions. Je n’attends désormais plus qu’une chose. La démission du gouvernement et d’un président de la République incapable de proposer quoique ce soit. Je reviendrai sur deux faits d’armes :
- 1997 : Dissolution de l’assemblé nationale ratée.
- 2005 : Referundum raté sur l’Union Européénne.

Un Gaulliste aurait démissionné depuis belle lurette. Nous avons affaire à un imposteur qui, non content de se ridiculiser à Bruxelles en quittant une réunion « en anglais » (le pauvre il a oublié que la France ne pesait plus grand-chose depuis 10 ans) n’a même pas le courage de ces idées.
Je tiens tout de même à remercier tous les gauchistes et étudiants qui manifestaient sans savoir ce qu’est travailler et sans connaitre le marché du travail. Vous n’avez pas rendu service à la France. Vous l’avez enfoncé encore plus dans son improbable « modèle social ». Tant que ce « modèle » n’aura pas explosé rien ne sera possible dans notre pays. Tant que la gauche gouvernera, que ce soit officiel ou dans la rue, la France ne pourra pas s’en sortir. Comment peux t on en étant de moins en moins nombreux à payer des impôts, financer des projets et des lois qui ne servent à satisfaire que les plus démunis ? La redistribution est mauvaise. Elle ne va pas dans le sens de l’effort et du travail mais dans celui de la fainéantise.

Les ASSEDIC sont indispensables, tout comme la Sécurité Sociale, cependant la charge qu’elles représentent pour l’Etat devrait amener des gens soit disant cultivés et censé à réfléchir sur le mode de financement actuel de nos systèmes de protection social. C’était à mon sens ce qui était amené avec le CPE. Désormais ce rêve d’une France qui ne reste pas dans les startings blocks mais qui bouge pour s’adapter au monde dans lequel elle se trouve est en cendre…
Merci à tous ceux qui participent à cette lente destruction de notre modèle social sans le savoir. Merci au PS et à la gauche en général pour ne pas avoir fait votre travail de contre propositions quand cela était tant (c’est vrai qu’en terme d’idées vous êtes un peu juste en ce moment), merci enfin à tous ceux qui directement ou indirectement empêchent ce pays d’être dirigé de façon démocratique (Toutes les institutions avaient validés le CPE) et de perpetuer cette chimère qu’est le « modèle social français ».

Par Lionel - Publié dans : Société
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Mardi 31 janvier 2006

Alors qu’aujourd’hui s’ouvre, à l’Assemblé Nationale, le débat, sans doute houleux, concernant le CPE, il me semble juste de revenir sur certains éléments.

Les dirigeants de gauche, et François Hollande en particulier fustigent ce nouveau contrat au prétexte qu’il s’agit d’emploi précaire. Certes ce n’est pas entièrement faux. Mais, pour renvoyer cet intellectuel qui n'a jamais travaillé dans une entreprise privée, je lui signifierai simplement, qu’au détriment du bon sens, pour des raisons purement démagogique, et dans des conditions défiant toute logique de gestion, le gouvernement qu’il soutenait entre 1997 et 2002 a mis en place les 35 heures. Ils nous ont vendu du rêve et ont surtout eu le malheur de faire croire qu’en travaillant moins, on aurait plus de travail. Ca ce sont des mathématiques, pas des ressources humaines. Cette mesure floue aujourd’hui notre économie.

Démogagie et obscurantisme

Je comprends dès lors que ce genre de personnage, sans vision, critique une mesure qui pour une fois est nourrie de bon sens.
J’entend déjà certains lecteurs hurler au scandale. J’attends les commentaires pour voir où est ce scandale. Quand certains étudiants annoncent qu’ils ne signeront pas de CPE, je leur rétorque simplement : Vaut il mieux vivre aux crochets de la société ou bien travailler ? Là est la véritable question de ce CPE. Nous pouvons d’ailleurs y associer sans aucun souci le CNE.

La mentalité des français à l’égard du travail est telle qu’il est difficile aujourd’hui de dire que le travail est bénéfique. Non le travail est de l’esclavage patronal. Le patron est un imbécile qui ne fait rien de ses journées et vit plus que largement sur le dos de ses employés. Qui plus est son but dans la vie est de licencier à tour de bras les gentils et bons employés qui travaillent pour lui. Je pense qu’en quelques mots j’ai résumé correctement cet état d’esprit nauséabond qui existe en France. Il n’est bon ici, ni de gagner de l’argent ni de dire que le travail est une valeur saine. Comment voulez vous qu’un projet de loi tel que celui du CPE soit admis avec des valeurs aussi rétrogrades que celles de la révolution d’Octobre. Seulement, ce qui pouvait passer comme une théorie intéressante en 1917, ne l’est plus aujourd’hui. Les pays qui ont vécu ce système sont aujourd’hui heureux, et c’est euphemisme, d’en être sorti. Ces vérités assenés par les mouvements de l’extrême gauche doivent être battues en brèche. Mme Thatcher dans les années 80 s’est vue conspuée par nos concitoyens (qui au passage ne regardais pas ce qui se passait chez nous). Cependant, aujourd’hui, grâce aux réformes mises en place à l’époque, la Grande Bretagne est un pays qui vit bien. Bien mieux en tous cas que la France. Quand Angela Merkel, arrive au pouvoir, les gens de gauche estiment que la peste est au bord de la France. Voilà notre mal le plus profond. Cette faculté de croire aux discours démagogiques et infondés. Il paraît que Nicolas Sarkozy est la nouvelle peste brune, bien pire que Jean Marie Le Pen. Il est évident effectivement que c’est un futur dictateur qui va confisquer le pouvoir à l’opposition. Comment ? En faisant voter un amendement pour que le président ne puisse pas être élu plus deux fois ? Les personnes qui annoncent de telles inepties ont une belle conception de notre constitution et de nos valeurs. On se demande qui joue sur les peurs de qui.

Un peu de mathématique

Mais revenons à nos contrats. En restant dans le domaine des mathématiques, j’arrive à l’équation suivante : CDI+CDD+CPE+CNE=CT soit : C(DI+DD+PE+NE)=CT soit DI+DD+PE+NE=T avec T pour travail. Nous avons donc affaire à Travail. Et oui, c’est une des valeurs du contrat de travail, il fourni un emploi. La question n’est pas de savoir dans un premier temps comment. Avec près de 10% de chômage depuis plus de 20 ans, il est aujourd’hui temps de changer radicalement notre vision du monde du travail et de s’y mettre.
Non le patron n’est pas un salaud qui licencie tout ce qui bouge. Il essaie de faire tourner son entreprise et si il peut embaucher il le fait. D’ailleurs une entreprise qui embauche, c'est un signe de bonne santé. Oui les nouveaux contrats sont précaires mais ce sont des contrats qui permettent d’embaucher. Pourquoi ? Parce que l’employeur n’est pas coincé avec un employé dont il ne peut plus payer les charges et le salaire parce que son activité décroît. Lorsque l’activité se porte bien, on embauche. Lorsque cela va mal, on est obligé de licencier, et cela est loin d'être plaisant. Cependant je ferais remarquer que je préfère une entreprise qui licencie quelques personnes mais qui maintient son activité qu’une entreprise qui met la clef sous la porte. Pourquoi ? Simplement parce qu’une entreprise qui continue de vivre est un potentiel d’embauche. Une entreprise qui ferme ne l’est plus. Et encore je met de côté le nombre de licenciement plus faible dans le premier cas. Voilà c’est simple, ça rassure les patrons et ça peut offrir aux personnes qui le souhaitent un travail, certes précaire mais un travail.

Extrapolons cette logique. Si nous revenons à notre équation, nous nous apercevons finalement que toutes les formes de contrat sont équivalente à CT. En d’autres terme à un contrat de travail unique. Pourquoi pas ? Comment se fâcher avec la moitié des autres lecteurs de ce billet. Mais laissez moi vous expliquer ma vision des choses avant de partir en me traitant de libéraliste fou furieux. Qu’est il reproché aux CNE et CPE (on pourrait y mettre aussi le CDD)? La précarité de l’emploi qui fait qu’une banque ne veut prêter qu’aux personnes ayant un CDI. L’analyse est juste. Il faudrait donc que tout le monde soit sur un pied d’égalité. Or, seul le contrat unique répond à ce besoin. Malheureusement, ce contrat gène les bons penseurs de notre pays. Mais sur quoi s’appuient ils ? Rien. Je dis rien car si nous regardons nos voisins, nous voyons qu’un seul type de contrat existe. Les droits du salarié sont identiques pour tous. C’est le cas notamment en Suisse et en Grande Bretagne. Cela pose t il un problème? Non. En quoi sommes nous si différents pour que nous repoussions d’emblée toute proposition qui irait dans ce sens. Ainsi avec un contrat de travail unique, les droits évoluent avec le temps. Plus notre présence de l’entreprise est longue, plus nous sommes « protégés ». Concernant l’accès au logement qui est la priorité absolue, comme je l’ai déjà mentionné dans un de mes précédents billets, l’Etat pourrait très bien se porter garant en faciliter ainsi l’accès. Voilà des solutions de bon sens qui feront évoluer notre pays vers une économie moderne tournée vers l'avenir avec suffisemment de souplesse pour répondre aux soubressaux de l'économie mondiale.

Rendons à César ce qui appartient à César

Cette affaire me pousse à me demander qui gouverne dans notre pays. Nous avons tous (du moins ceux qui l’ont voulu) élu des représentants au parlement. Le gouvernement est issu de cette majorité représentative. Est-ce aujourd’hui à la rue de dicter ses lois ? Si tel était le cas, notre démocratie ne servirait plus à rien ! Sachant que la grande majorité des personnes qui battent le pavé sont de gauche, cela voudrait simplement dire que la gauche gouverne en permanence. Les mécontents auront l’occasion de s’exprimer dans un an. Si le CPE ou le CNE ne leur convient pas, ils n’auront qu’à voter pour un candidat qui s’engagera à supprimer ces contrats. En attendant, il serait bon de laisser les députés, élus par une majorité de français en fonction d’un programme, mener le pays dans le sens où les électeurs leur ont demander d’aller. C’est cela la démocratie. La dictature de la rue n’a aucune raison d’être particulièrement dans le cas mentionné ici. Ces contrats sont faits pour que les gens travaillent et non pour les démunir de leurs droits.

Par Lionel - Publié dans : Economie
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Lundi 30 janvier 2006

Depuis Novembre de l’année dernière et les émeutes des banlieues, nous assistons dans notre pays à une remise en cause de notre histoire à plusieurs niveaux et par des personnes qui bien souvent ne connaissent pas grand chose à l’Histoire de notre Pays. Je vais lors de ce billet être volontairement provocateur car je pense que pour répondre à des propos extrêmes, infondés et bien souvent de mauvaises fois, il faut déranger les consciences.

 Les indigènes de la République

Cette semaine, j’ai fais la connaissance par télévision interposé d’un mouvement qui se dit « Indigène de la République.  ». Ce mouvement clame haut et fort l’injustice non seulement de notre société mais également celle de notre République. Les propos de leur porte parole diffusés à deux reprises sur des chaînes publiques m’ont passablement irrités.

De quel droit, peux t on proférer ces inepties. Notre société est injustes ? Je suis d’accord mais avant de proférer des paroles comme celles-ci, il faudrait regarder ailleurs. Que se passe t il en Arabie Saoudite par exemple ? La Mecque est fermée aux « infidèles » (quel beau terme ! Il me rappelle celui de « barbare » utilisé par les romains et dont le sens actuels donne à réfléchir sur la portée d’un tel terme). Est ce que certaines personnes de notre pays sont interdites de séjours sur un territoire donné ? Non.

Notre république est inégalitaire et profite de son statut de colonisateur pour priver les DOM de leurs ressources et pour brimer les antillais en Métropole ? Ce point est le point sans doute le plus cynique de leur mouvement. Je n’aime pas distinguer la France métropolitaine et la France d’Outre Mer car il n’y a qu’une seule France, avec ses différences et ses valeurs qui devraient être communes à tout ses ressortissants. Des valeurs issues directement du siècle des Lumières. Combien la France Métropolitaine « extorque » à l’Outre Mer ? Combien la France donne à l’Outre Mer ? Les événements récents à la Réunion n’en sont ils pas la preuve ? Et je n’ose pas parler des aides sociales dans ces départements où la vie est plus que dure. Si nous suivons le raisonnement de ce mouvement, qu’adviendrait il de ces départements sans le soutien de la France  ? Aurions nous deux nouveaux Haïti aux Antilles ? D’autre part, les antillais vivant en Métropole ont des droits les plus étendus pour que liens avec leur sol natal ne soit pas coupé. Ainsi, les congés payés peuvent ils être cumulés sur deux ans et les billets d’avions sont ils à tarifs ultra préférentiels pour retourner régulièrement (peut être pas suffisamment mais l’Etat ne peux pas tout faire non plus) aux îles.

Quand aux comparaisons et à la relation attribuée à l’esclavage je renvoie simplement à mon comparatif avec l’Arabie Saoudite dont les corps diplomatiques n’ont même pas de scrupules à amener leurs esclaves en France lorsqu’ils y viennent.

Enfin, dernier point concernant ces « indigènes » : j’ai été plus qu’étonné de voir parmi les personnes qui supportent ce mouvement le nom de Tariq Ramadan. Pour ceux qui ne connaissent pas ce personnage je dirais en quelques lignes qu’il s’agit d’un ressortissant Suisse, enseignant à Fribourg, d’origine Egyptienne, interdit de séjour dans notre pays en 2000, et je passe sur ses mentions plus que douteuses sur l’utilisation de la Charia dans une société moderne ainsi que de la lapidation des femmes. Bref quel beau garant d’une cause juste et Républicaine. Je laisse soin au lecteur de faire la part des choses et de juger de la crédibilité d’un tel mouvement.

Notre histoire, le patrimoine de la honte


De même que le mouvement des indigènes, de nombreux « historiens » veulent réécrire l’histoire. Ainsi Bonaparte devient il un personnage encore plus sombre qu’Hitler, la colonisation devient un crime lamentable qu’on ne se pardonnera jamais, quand à l’esclavage bien que cela fait un siècle et demi qu'il est aboli en France, nous apparaissons tous comme des esclavagistes en puissance.

Essayons tout de même de remettre les choses en ordre et surtout dans leur contexte.

En effet, il paraît bien simple aujourd’hui de critiquer les actes de nos aïeux avec nos connaissances actuelles. Cela revient au même que de critiquer le vote censitaire du 19ème siècle ou bien encore l’absolutisme des Rois. A chaque époque ses vues, ses positions, ses erreurs et ses réussites. Je ne doute pas que dans un siècle de là, les générations futures critiqueront ouvertement le peu d’engagement écologique qu’ont nos gouvernants actuels. Mais aujourd’hui est-ce d’actualité ? Non.

Aujourd’hui nous critiquons vertement le comportement des Français à travers l’histoire. Ainsi si Bonaparte n’a jamais été un ange, le comparer à Hitler est du mensonge pur et simple. Comment peux t on comparer un homme qui a fait la guerre dans un premier temps pour protéger la révolution menacée de toutes parts par les monarchies voisines ? A t il exterminé ou tenté d’exterminer un peuple ? N'a t il fait que du mal? Certes des zones d’ombre persistent mais au final que peux t on retenir ? La création du Code Civil(toujours en vigueur actuellement), la Banque de France, le Lycée, la Légion d’Honneur (qui a complètement perdu de son sens) , le Concordat, et j’en passe tellement notre société s’est trouvée changée pendant cette période. Parmi les côtés négatifs, on retiendra principalement le rétablissement de l’esclavage. Il faut cependant nuancer car l’esclavage n’était autorisé que dans les îles depuis le Code Noir de Louis XIV. En effet, tout esclave touchant la terre métropolitaine était affranchie. Au 17ème siècle nous pouvons nommer cela une révolution. Si nous mettons cela en parallèle avec la constitution américaine, nous n’avons pas vraiment de quoi être honteux. Aux Etats Unis, un noir valait les trois cinquième d’un homme libre selon la constitution(Article I section 2). Il ne faut pas juger avec nos yeux d’hommes du 21ème siècle ayant vécus depuis notre naissance dans un pays libre où les droits de l’homme sont plus que largement respectés, où la liberté d’expression est une religion, mais essayer de comprendre avec les données de l’époque. C’est un métier, celui d’historien !

Pour revenir sur la colonisation, je ne trouve anormal que l’Assemblée Nationale légifère à ce sujet, car ce n’est pas son rôle. Mais passer d’un extrême à l’autre parce qu’on a peur d’être jugé n’est pas un comportement. Oui la colonisation a apporté de bonnes choses. Il est ridicule de dire le contraire. Je dirais pour appuyer cela qu’au regard des constitutions utilisées dans les pays de l’Afrique Noir, celles-ci sont calquées sur le système français. Leopold-Sedar Senghor aurait il été le chef d’Etat, le député, l’homme de lettre qu’il a pu être si il n’avait pas accédé aux études que lui offrait la France  ? Relativisons et cessons de nous coucher devant des extrémistes. Nous avons un passé avec ses côtés sombres mais aussi avec ses lumières qui aujourd’hui brillent toujours aux quatre coins du monde.

Que pensent les personnes vivant dans les pays du Tiers Monde, qui adorent la France et qui entendent certains de ses ressortissants cracher sur son histoire. La honte est là ! Elle n’est pas dans l’histoire de notre pays. L’Allemagne devra t elle supporter ad vitam eternam les heures cauchemardesques de son histoire ? Non, elle les a reconnu, elle vit avec et ne veut plus les voir se reproduire. Notre auto flagellation permanente est un non sens. Nous avons un pays magnifique, une culture richissime, une ouverture d’esprit, certes pas toujours aussi importante qu’on le souhaiterai, mais en comparaison à d’autres, nous n’avons pas à rougir.

Notre pays doit réapprendre son Histoire. Car c’est dans cette histoire commune à tout citoyen quelle que soit son origine que se trouvent les valeurs de notre République.

La République c’est l’égalité sans distinction de religion et de race. C’est une ouverture d’esprit. Mais la République est un modèle fragile, qui doit se défendre et qui ne doit pas transiger avec les extrémistes. C’est dans ces valeurs que se trouve le passé, le présent et l’avenir de notre société. N’en déplaise à certains, sans son histoire, la France ne serait pas le pays de liberté dans lequel nous avons l’immense privilège de vivre.

Par Lionel - Publié dans : Société
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Lundi 19 décembre 2005

Cela fait plusieurs mois, voire plusieurs années que le sujet est évoqué, que des plans sont mis en place. De l’argent toujours plus d’argent et des résultats toujours aussi insatisfaisant.
Ce week-end a été marqué par un fait d’une extrême violence. Une enseignante a été poignardée en plein cours par un de ses élèves au prétexte que celle-ci aurait pris l’initiative de convoquer la mère de l’agresseur pour lui signifier les absences répétées de son chérubin. Cet événement démontre s’il en était besoin, le désarroi dans lequel se trouve l’Education Nationale. 30 ans de collège unique et d’angélisme dicté par les bons pensants de cette institution. Aujourd’hui il est temps d’agir de parler avec des mots vrais même si certains peuvent être choqués.
J’ai eu par le passé l’occasion de travailler à l’Education Nationale et force est de constater que je n’ai jamais vu un milieu aussi conservateur, aussi rigide et aussi fermé. La faute à qui ? Sans doute à un angélisme forcené et à un refus de remise en cause de la part des grands penseurs.


Le collège unique
Voilà un élément dont il est aujourd’hui quasiment impossible de discuter. Avec le collège unique, fini les 4ème à vocation technologique, tous les élèves doivent suivre le même cursus quel que soit leur niveau. La conséquence en est simple. Si nous prenons en compte le nombre toujours croissant d’élèves ne sachant toujours pas lire et écrire en arrivant en 6ème, on se retrouve avec de plus en plus d’élèves complètement désorientés voire largués au fur et à mesure de leur évolution scolaire.
Au lieu de faire redoubler un élève, celui-ci passe en classe supérieure alors que les enseignants savent pertinemment qu’il ne pourra pas suivre. Ainsi le redoublement n’existe plus en 6ème et en 4ème. A ceux qui comme moi pensent que le redoublement devrait être remis en place, on nous rétorque que dans les autres systèmes éducatifs européen celui-ci n’existe pas(Comme quoi l’Europe peut aussi servir ceux qui sont contre). Effectivement, c’est un constat juste. Cependant les autres systèmes n’ont pas de collège unique avec une marche forcée pour tous dans le même sens. Concernant le redoublement, il faut également noter que les parents ont toujours le dernier mot. L’équipe éducative ne fait que proposer un éventuel redoublement. Je vous laisse imaginer ce qu’il se passe dans les familles fragiles. Les parents influencés par leur enfant qu’ils ne maîtrisent qu’à moitié font passer l’élève en classe supérieur. Cela place le conseil de classe dans une situation plus qu’ambiguë. Des professionnels associés aux parents d’élèves peuvent proposer le redoublement sans que cela soit suivi d’effet. Il faut arrêter avec ce système où l’élève choisi lui même son passage on non en classe supérieure. Le conseil de classe doit rester souverain.
D’autre part, il est temps de proposer aux élèves en grande difficulté des classes intermédiaires de remise à niveau. Des classes qui lui permettront par la suite soit de rejoindre la filière générale, soit de s’orienter vers un cycle de formation plus court. Dans ce sens, le retour de l’apprentissage est une excellente proposition.


Les droits et les devoirs
Il est totalement choquant de nos jours de voir la dérive des mentalités des élèves. Ils ont des droits. Ils en oublient qu’ils ont des devoirs. Ces devoirs devraient leur être signifier ailleurs que dans un règlement intérieur que trop peu d’élève lisent. Ainsi quelques heures en début d’années consacrés à l’étude de leur droits et devoirs serait du meilleur aloi. Elle permettrait de pointer ce qu’ils sont nombreux à ignorer. Quand on a des droits on a des devoirs. Et le premier de ces devoirs s’appelle le respect.
Il faut également leur réapprendre que les enseignants sont des adultes. Eux non. Enfin en ce qui concerne le non respect de ces principes, il faut clairement leur signifier ce qu’ils risquent. Ainsi depuis des années, les sanctions se sont perdues. Il est interdit pour un enseignant de mettre un 0 pour mauvaise conduite. Vous comprendrez que cela pourrait choquer le pauvre élève qui a empêcher pendant une heure un enseignant de faire son travail. De même les punitions visant à conjuguer à tous les temps de l’indicatif une phrase donnée ne doit plus être utilisée. Bref toutes les punitions traditionnelles et qui nous ont tous hautement traumatisé ne doivent plus être utilisées. Il faut revenir sur ces pensées qui, force est de constater, ne fonctionnent pas. Pourquoi un élève qui, alors que le règlement intérieur le stipule, porte une casquette ne pourrait il plus aujourd’hui conjuguer à l’indicatif « ne pas devoir porter de casquette dans mon collège » ? Je passe sur les téléphones qui sonnent en cours…


Les enseignants et l’administration
Le dernier élément de mon argumentation que je souhaite évoquer ici (il y en aurait bien trop pour un simple article) concerne la relation de plus en plus tendue qui existe entre les enseignants et leur administration. Il m’est arrivé maintes fois de voir un enseignant désavoué par le chef d’établissement, et ce devant les parents d’élèves. Cela ne doit pas arriver. Tout comme un père et une mère doivent être sur la même longueur d’onde face à leur enfant, l’administration doit appuyer son enseignant face aux élèves et aux parents d’élèves. Les règlements de comptes ou ajustements divers se font ensuite en interne. Un enseignant ne doit pas être désavoué. Cela devrait être la première règle observée. Bien au contraire, aujourd’hui nous assistons à une situation où l’enseignant est seul face aux élèves d’un côté et à une administration qui ne comprend plus leur métier de l’autre. Il faut que cela cesse. Il faut que l’élève ai en face de lui un bloc uni qui parle d’une seule voix. Il est sinon trop facile pour lui de tirer parti des dissonances. L’administration doit épauler les enseignants en difficultés et non rejeter la faute sur eux. Pourquoi les chefs d’établissements ne réclament ils pas une formation pédagogique pour les nouveaux enseignants à l’IUFM ? Cet organisme censé former les enseignants ne leur dispense aucun cours sur la tenue d’une classe. Est ce normal ? Il me semble que cela n’est pas inné même si certains enseignants à fort charisme s’en sortent. Il faut mieux former nos enseignants. Enfin, pour les enseignants en ZEP, il faut envisager une formation spécifique qui intègre la réalité du terrain. Il est anormal qu’en prof sorti des études se retrouve en ZEP. Il faudrait un profil beaucoup plus expérimenté. Pour cela, il faut rémunérer plus largement ces enseignants de zones difficile. En contrepartie, il faudrait que ceux-ci s’engage sur une durée de trois à cinq ans afin qu’un turn-over raisonnable ait lieu dans ces établissements.


Bien d’autres éléments pourrait être évoqués au sujet de l’éducation Nationale. Mais pour faire bouger cette institution, il faudrait mettre les choses à plat, revenir sur des valeurs saines, proposer un reclassement aux enseignants qui ne font pas correctement leur métier (je suis désolé il y en a plein), proposer un avenir même aux élèves les plus en difficultés voilà quelle devrait être la vocation de l’Education Nationale. Cela nécessiterait une réforme globale, profonde et une remise en cause que de nombreux syndicat ne souhaitent malheureusement pas. De là à dire que le blocage vient de là…

 

Par Lionel - Publié dans : Education
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