Plus personne aujourd’hui, à part M.Balkany, ne réfute la progression de la misère et de la pauvreté. Un pays aussi riche que le notre admet que de nombreuses personnes n’aient ni toit ni nourriture. En ce jour d’ouverture des Restos du Cœur, il me semblait indispensable d’évoquer ce problème plus que grandissant en France.
La semaine dernière j’ai entendu à la radio (RMC-INFO), une personne, Gilles, intérimaire divorcé qui pour seul logement avait une voiture. Il recevait ses enfants dans un hôtel tous les 15 jours et y dépensait une bonne partie de ses revenus. Comment peux t on tolérer cela ? Comment peux t on admettre qu’une personne qui a un emploi, même si celui-ci n’est pas « stable », n’ait pas de toit ? Est-ce normal ? Un accident de la vie (bel euphémisme) comme il est dit partout peut arriver très vite. Plus vite qu’on ne le pense. Un divorce, un licenciement, un décès d’un proche et votre vie peut basculer trop vite. C’est contre ce genre d’accident que la société doit prémunir ses citoyens. Pas contre le végétatisme chronique de certains usurpateur qui volent cette même société. L’Etat doit aider ceux qui en ont besoin le plus, mais plus particulièrement ceux qui montrent une volonté certaines à jouir de la vie sans profiter de passes droits ou d’assistance permanente de la société dans laquelle ils vivent.
Cela fait quelque temps que je pense à une solution mixte (publique/privée) pour tenter de résoudre le problème du logement en France. Certes il y a des logement inhabités. Peux t on obliger les propriétaires à les louer ? Cela me paraît difficile. Aimeriez vous que l’on vous dise demain que votre appartement que vous avez mis du temps à acquérir en vue de le prêter à vos enfants pendant leurs études, est dorénavant sous gérance d’une mairie ou d’une association ?
Si l’on peut donc pas forcer les propriétaires peut être peut on les encourager ? Quelles sont les critères qui font qu’un propriétaire ne va pas louer son bien ? J’en vois trois de prime abord :
- Les loyers impayés
- Les dégradations du logement
- La non possibilités de récupérer ce bien en cas de non respect du contrat de location ou bien pour en faire un usage personnel.
Sur ces points l’Etat doit s’engager. Mais si l’Etat s’engage, les propriétaires eux aussi doivent s’engager. Voici donc les propositions qui me viennent à l’esprit :
Que l’Etat garantisse les impayés et les dégradations. Il pourra très bien récupérer les dus via les services d’impôts qui sont très efficaces en matière de recouvrement. En échange de cette garantie, les loyers doivent être plafonnés et les locataires prioritairement des personnes sur les listes d’attente pour des logements sociaux ou bien des personnes en profonde difficulté.
Que les baux soient établis par période d’un an au départ puis par tranche de deux ans. Cela permettra aux bailleurs d’être rassurés. Ils pourront se séparer d’un locataire indélicat au bout d’un an puis tous les deux ans en cas de besoin. De plus il ne faut pas empêcher un bailleur de rompre le contrat en cours de route si il apporte la preuve qu’il y logera un membre de sa famille (ascendant ou descendant direct) et qu’il ne relouera pas le bien. Cette limite de non location pour être dissuasive devra s’étendre sur deux ans sauf cas de force majeure.
Il me semble que ces deux propositions permettraient d’ouvrir la porte du dialogue entre propriétaires et locataires. D’autres éléments pourraient bien entendu être pris en compte. Cependant, la garantie des loyers établie par l’Etat, permettrait de s’affranchir de la dorénavant classique liste de critères nécessaire à l’obtention d’un logement et pourrait permettre de libérer un marché locatif plus que crispé dans notre pays.
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