Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles

Si le non l'emporte au référundum, pensez-vous que le Chef de l'Etat devra démissioner
Oui, il s'est trop engagé dans la campagne
Oui, il aurait déjà du demissioner
Peu importe
Non, le referundum n'est pas une question de politique intérieure
Non, en aucun cas



résultats »
sondages
Mardi 6 décembre 2005 2 06 /12 /2005 13:59
Après avoir évoqué le logement dans le privé, il me paraît naturel de parler de logement public. Cela fait des années que tout le monde le dit  qu’il n’y a pas assez de logements sociaux en France. C’est un fait, et la « crise » de l’immobilier que nous subissons depuis 5 bonnes années n’améliore pas la situation. Entre des terrains hors de prix et des budgets réduits, il devient difficile de construire de l’immobilier social.
L’expérience menée en ce moment même par Nicolas Sarkozy dans le département des Hauts de Seine où il est Conseiller Général est de ce point de vue relativement intéressante. Sa logique est simplissime et existait déjà dans le passé. Il s’agit de vendre au locataire le logement dans lequel il réside. La manne financière des ventes sert ainsi à la construction de nouveaux logements. Moyennant quelques avantages comme des taux préférentiels d’emprunt et un prix du bien inférieur de 20% à celui du marché, les logements sociaux deviennent abordables à l’achat. Sans entrer dans le détail du problème des banlieues qui ne peut se résumer au simple logement, je me suis demandé si ce que nous avons vécus le mois dernier ce serait produit si 40% à 50% des habitants étaient propriétaires de leur logement.
Le deuxième point maintes fois évoqué ces derniers temps, en particulier par notre président, est le blocage de certaines communes à appliquer la loi SRU(20% de logement sociaux sur la commune).
Notons tout d’abord que cette loi date de 2000 et que par conséquent, il devient difficile dans des villes « riches » de mettre en œuvre ce programme. Prenons des villes de la petite couronne dites riches. Neuilly Sur Seine par exemple est passée de 1,3% de logements sociaux en 2002 à 2,6%. Les chiffres sont ridiculement bas mais il faudrait que l’on m’explique comment la mairie peut acheter des terrains sur son territoire au pris du mètre carré tel qu’il est aujourd’hui, et surtout où peut elle trouver des terrains disponibles ? Comment faire pour une commune comme Vincennes dont la majorité des sols est occupée par la forêt, qui soit dit en passant appartient à Paris. Nous ne pouvons que noter qu’un effort a été réalisé même s’il n’est pas en conformité avec la loi. Doit on pour autant sanctionner ? A part pour faire de la démagogie, je ne le crois vraiment pas.
Le problème du logement social est un problème qui doit à mon sens être traité à un niveau plus haut que celui de la commune. N’en déplaise au démagogues de tous bords qui tapent volontairement sur certaines communes du fait du faible taux de logements sociaux, il me parait en effet plus logique de raisonner au niveau supérieur. Il est plus simple d’avoir 20% de logements sociaux sur un département que sur une commune. Trouver des terrains constructibles à l’échelle d’un département est plus simple qu’à l’échelle d’une ville. D’autre part, toutes les constructions nouvelles devraient intégrer 10% de logements sociaux mixés à des logements privés. Les logements achetés par le département à un prix préférentiels seraient ainsi occupés par des personnes à faible revenus. Le principe de mixité sociale serait ainsi un peu plus respecté que dans les programmes actuels.
Si nous reprenons ainsi l’équation que je pose nous avons :
-         La vente des logements, occupés depuis un certain nombre d’années (entre 5 et 10 ans me paraît être une bonne fourchette), à leur locataire permet d’obtenir des finances pour la construction et l’achat de nouveaux logements.
-         Le taux de logement social devrait être apprécié au niveau départemental et non au niveau communal.
-         10% des nouvelles constructions seraient achetées par la département pour en faire des logements sociaux. Ces logements si l’on revient au premier point seront proposés à leur locataires à l’achat après un certain temps.
Nous obtiendrons ainsi bien plus rapidement un nombre de logement sociaux importants qui auront vocations à rendre des ménages modestes propriétaires.
Par Lionel - Publié dans : Social
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus