| Novembre 2009 | ||||||||||
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| Si le non l'emporte au référundum, pensez-vous que le Chef de l'Etat devra démissioner |
Alors qu’aujourd’hui s’ouvre, à l’Assemblé Nationale, le débat, sans doute houleux, concernant le CPE, il me semble juste de revenir sur certains éléments.
Les dirigeants de gauche, et François Hollande en particulier fustigent ce nouveau contrat au prétexte qu’il s’agit d’emploi précaire. Certes ce n’est pas entièrement faux. Mais, pour renvoyer cet intellectuel qui n'a jamais travaillé dans une entreprise privée, je lui signifierai simplement, qu’au détriment du bon sens, pour des raisons purement démagogique, et dans des conditions défiant toute logique de gestion, le gouvernement qu’il soutenait entre 1997 et 2002 a mis en place les 35 heures. Ils nous ont vendu du rêve et ont surtout eu le malheur de faire croire qu’en travaillant moins, on aurait plus de travail. Ca ce sont des mathématiques, pas des ressources humaines. Cette mesure floue aujourd’hui notre économie.
Démogagie et obscurantisme
Je comprends dès lors que ce genre de personnage, sans vision, critique une mesure qui pour une fois est nourrie de bon sens.
J’entend déjà certains lecteurs hurler au scandale. J’attends les commentaires pour voir où est ce scandale. Quand certains étudiants annoncent qu’ils ne signeront pas de CPE, je leur rétorque simplement : Vaut il mieux vivre aux crochets de la société ou bien travailler ? Là est la véritable question de ce CPE. Nous pouvons d’ailleurs y associer sans aucun souci le CNE.
La mentalité des français à l’égard du travail est telle qu’il est difficile aujourd’hui de dire que le travail est bénéfique. Non le travail est de l’esclavage patronal. Le patron est un imbécile qui ne fait rien de ses journées et vit plus que largement sur le dos de ses employés. Qui plus est son but dans la vie est de licencier à tour de bras les gentils et bons employés qui travaillent pour lui. Je pense qu’en quelques mots j’ai résumé correctement cet état d’esprit nauséabond qui existe en France. Il n’est bon ici, ni de gagner de l’argent ni de dire que le travail est une valeur saine. Comment voulez vous qu’un projet de loi tel que celui du CPE soit admis avec des valeurs aussi rétrogrades que celles de la révolution d’Octobre. Seulement, ce qui pouvait passer comme une théorie intéressante en 1917, ne l’est plus aujourd’hui. Les pays qui ont vécu ce système sont aujourd’hui heureux, et c’est euphemisme, d’en être sorti. Ces vérités assenés par les mouvements de l’extrême gauche doivent être battues en brèche. Mme Thatcher dans les années 80 s’est vue conspuée par nos concitoyens (qui au passage ne regardais pas ce qui se passait chez nous). Cependant, aujourd’hui, grâce aux réformes mises en place à l’époque, la Grande Bretagne est un pays qui vit bien. Bien mieux en tous cas que la France. Quand Angela Merkel, arrive au pouvoir, les gens de gauche estiment que la peste est au bord de la France. Voilà notre mal le plus profond. Cette faculté de croire aux discours démagogiques et infondés. Il paraît que Nicolas Sarkozy est la nouvelle peste brune, bien pire que Jean Marie Le Pen. Il est évident effectivement que c’est un futur dictateur qui va confisquer le pouvoir à l’opposition. Comment ? En faisant voter un amendement pour que le président ne puisse pas être élu plus deux fois ? Les personnes qui annoncent de telles inepties ont une belle conception de notre constitution et de nos valeurs. On se demande qui joue sur les peurs de qui.
Un peu de mathématique
Mais revenons à nos contrats. En restant dans le domaine des mathématiques, j’arrive à l’équation suivante : CDI+CDD+CPE+CNE=CT soit : C(DI+DD+PE+NE)=CT soit DI+DD+PE+NE=T avec T pour travail. Nous avons donc affaire à Travail. Et oui, c’est une des valeurs du contrat de travail, il fourni un emploi. La question n’est pas de savoir dans un premier temps comment. Avec près de 10% de chômage depuis plus de 20 ans, il est aujourd’hui temps de changer radicalement notre vision du monde du travail et de s’y mettre.
Non le patron n’est pas un salaud qui licencie tout ce qui bouge. Il essaie de faire tourner son entreprise et si il peut embaucher il le fait. D’ailleurs une entreprise qui embauche, c'est un signe de bonne santé. Oui les nouveaux contrats sont précaires mais ce sont des contrats qui permettent d’embaucher. Pourquoi ? Parce que l’employeur n’est pas coincé avec un employé dont il ne peut plus payer les charges et le salaire parce que son activité décroît. Lorsque l’activité se porte bien, on embauche. Lorsque cela va mal, on est obligé de licencier, et cela est loin d'être plaisant. Cependant je ferais remarquer que je préfère une entreprise qui licencie quelques personnes mais qui maintient son activité qu’une entreprise qui met la clef sous la porte. Pourquoi ? Simplement parce qu’une entreprise qui continue de vivre est un potentiel d’embauche. Une entreprise qui ferme ne l’est plus. Et encore je met de côté le nombre de licenciement plus faible dans le premier cas. Voilà c’est simple, ça rassure les patrons et ça peut offrir aux personnes qui le souhaitent un travail, certes précaire mais un travail.
Extrapolons cette logique. Si nous revenons à notre équation, nous nous apercevons finalement que toutes les formes de contrat sont équivalente à CT. En d’autres terme à un contrat de travail unique. Pourquoi pas ? Comment se fâcher avec la moitié des autres lecteurs de ce billet. Mais laissez moi vous expliquer ma vision des choses avant de partir en me traitant de libéraliste fou furieux. Qu’est il reproché aux CNE et CPE (on pourrait y mettre aussi le CDD)? La précarité de l’emploi qui fait qu’une banque ne veut prêter qu’aux personnes ayant un CDI. L’analyse est juste. Il faudrait donc que tout le monde soit sur un pied d’égalité. Or, seul le contrat unique répond à ce besoin. Malheureusement, ce contrat gène les bons penseurs de notre pays. Mais sur quoi s’appuient ils ? Rien. Je dis rien car si nous regardons nos voisins, nous voyons qu’un seul type de contrat existe. Les droits du salarié sont identiques pour tous. C’est le cas notamment en Suisse et en Grande Bretagne. Cela pose t il un problème? Non. En quoi sommes nous si différents pour que nous repoussions d’emblée toute proposition qui irait dans ce sens. Ainsi avec un contrat de travail unique, les droits évoluent avec le temps. Plus notre présence de l’entreprise est longue, plus nous sommes « protégés ». Concernant l’accès au logement qui est la priorité absolue, comme je l’ai déjà mentionné dans un de mes précédents billets, l’Etat pourrait très bien se porter garant en faciliter ainsi l’accès. Voilà des solutions de bon sens qui feront évoluer notre pays vers une économie moderne tournée vers l'avenir avec suffisemment de souplesse pour répondre aux soubressaux de l'économie mondiale.
Rendons à César ce qui appartient à César
Cette affaire me pousse à me demander qui gouverne dans notre pays. Nous avons tous (du moins ceux qui l’ont voulu) élu des représentants au parlement. Le gouvernement est issu de cette majorité représentative. Est-ce aujourd’hui à la rue de dicter ses lois ? Si tel était le cas, notre démocratie ne servirait plus à rien ! Sachant que la grande majorité des personnes qui battent le pavé sont de gauche, cela voudrait simplement dire que la gauche gouverne en permanence. Les mécontents auront l’occasion de s’exprimer dans un an. Si le CPE ou le CNE ne leur convient pas, ils n’auront qu’à voter pour un candidat qui s’engagera à supprimer ces contrats. En attendant, il serait bon de laisser les députés, élus par une majorité de français en fonction d’un programme, mener le pays dans le sens où les électeurs leur ont demander d’aller. C’est cela la démocratie. La dictature de la rue n’a aucune raison d’être particulièrement dans le cas mentionné ici. Ces contrats sont faits pour que les gens travaillent et non pour les démunir de leurs droits.
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